Pas une affaire personnelle !

Comment s’affranchir des paroles ou opinion d’autrui ? Est-il possible de garder sa sérénité malgré les compliments, les critiques, ou les mensonges ? Peut-on choisir de ne pas être blessé(e), de ne pas en faire une affaire personnelle ?

Le premier accord toltèque, proposé par Don Miguel Ruiz, est « que votre parole soit impeccable » ; cet accord invite à voir la parole comme une force, permettant de créer des événements dans nos vies. En ne laissant pas place à la médisance ou au jugement dans notre parole, celle-ci nous confère un grand pouvoir, que l’on peut comparer à de la « magie blanche » : la liberté personnelle.

Le deuxième accord toltèque est « quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Cet accord est également très puissant puisqu’il permet non seulement de faire fi de l’opinion d’autrui, mais surtout de réaliser que l’ « opinion d’autrui » n’est que le reflet des peurs de l’autre.

  • Immunité au poison émotionnel

D.M.Ruiz : « Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « qu’est ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité, cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaie de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevrez et vous vous l’appropriez ».

Ne pas en faire une affaire personnelle, c’est aussi laisser chacun responsable de ce qu’il dit et fait : « même lorsque vous vous faites insulter, cela n’a rien à voir avec vous ». Il serait si bon que l’on s’en rende compte à grande échelle, combien de souffrances seraient alors évitées.

« Lorsque vous faites une affaire personnelle de ce qui vous arrive, vous vous sentez offensé et votre réaction consiste à défendre vos croyances, ce qui provoque des conflits. Vous faites tout un plat d’un petit rien, parce que vous avez besoin d’avoir raison ».

« Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c’est votre problème, pas le mien. C’est votre façon de voir le monde. Cela ne me touche pas personnellement, parce que vous n’êtes confrontés qu’à vous-mêmes, pas à moi. D’autres auront une opinion différente, selon leur système de croyances ; donc, ce qu’ils pensent de moi ne concerne pas vraiment ma personne, mais eux-mêmes. »

Ce que les autres pensent de moi, reflète donc ce qu’ils sont, et c’est tout.

Cette compréhension permet d’alléger bien des souffrances.

« Vous pouvez me dire : « Miguel, ce que tu dis me blesse ». Mais ce n’est pas ce que je vous dis qui vous blesse : ce sont vos propres plaies intérieures qui réagissent lorsqu’elles sont touchées par mes propos. Vous vous blessez vous-mêmes ».

Donc, si vous avez conscience de vos plaies intérieures, et que vous décidez que quoi qu’il arrive, vous n’en faites pas une affaire personnelle, personne ne peut vous faire de mal, rien ne peut vous atteindre.

« Votre point de vue vous est personnel. C’est votre vérité et celle de personne d’autre. Donc, si vous m’en voulez, je sais que vous n’êtes en réalité confronté qu’à vous-même. Je suis votre prétexte pour vous mettre en colère. Et cette colère est provoquée par votre peur. Si nous n’avez pas peur, il vous est impossible d’être irrité contre moi ».

« Lorsque vous vous sentez bien, tout ce qu’il y a autour de vous est bien ».

  • Toutes les voix de notre esprit

Il y a parfois de nombreuses voix qui tentent de se faire entendre dans notre esprit, créant un bouillonnant brouhaha, que D.M.Ruiz appelle le « mitote ». « Des accord contradictoires entrent en conflit les uns avec les autres, en permanence, jusqu’à créer une immense guerre dans notre esprit. C’est à cause du mitote que les humains ne savent plus ce qu’ils veulent, ni comment ni quand ils le veulent. »

Pour libérer de la place dans notre esprit, il devient alors nécessaire de faire le tri dans nos accords, dans nos croyances, qui peuvent être contradictoires.

« Une partie de votre esprit s’oppose à certaines pensées et actions, alors qu’une autre soutient les actes provoqués par les pensées contraires. (…) Ce n’est donc qu’en faisant l’inventaire des accords que nous avons conclu que nous mettrons en lumière tous nos conflits intérieurs  et que nous ferons de l’ordre dans le chaos du mitote ».

  • Se libérer de souffrances inutiles

« Les humains ont tous un certain degré de dépendance à un certain niveau de souffrance, et nous nous encourageons les uns les autres à entretenir ces dépendances. Les humains sont d’accord de s’aider mutuellement à souffrir ».

« Si vous avez besoin qu’on vous maltraite, vous trouverez facilement quelqu’un pour le faire ».

Cette complaisance dans la souffrance peut être difficile à accepter. Une fois que l’on en a pris conscience, il devient plus facile de s’en défaire.

« Ne vous attendez pas à ce que les gens vous disent la vérité, car ils se mentent aussi à eux-mêmes. Vous devez vous faire confiance, et choisir de croire ou non ce que l’on vous dit ».

« Lorsqu’on voit vraiment comment sont les gens, sans jamais réagir de façon personnelle, rien de ce qu’ils peuvent dire ou faire ne peut nous blesser. Même si l’on vous ment, cela ne fait rien. Celui qui agit ainsi le fait parce qu’il a peur. Peur que vous découvriez qu’il n’est pas parfait. C’est douloureux de retirer son masque social. »

Don Miguel Ruiz

« La guérison n’est en chemin et ce n’est qu’un affaire de temps avant que votre situation ne s’améliore ».

  • Deux accords libérateurs

« Une immense liberté vous échoit lorsque vous ne prenez plus rien personnellement. »

Selon D.M.Ruiz, en appliquant ce deuxième accord, « vous commencez à briser des dizaines de petits accords qui vous font souffrir ».

Si vous mettez en pratique les deux premiers accords toltèques, vous romprez soixante-quinze pour cent de ces micro-accords ».

Et si nous mettions ces deux accords en pratique, dans notre quotidien ? Sommes nous prêts à voir ce que cela peut changer ? Sommes nous prêts à nous libérer de certaines souffrances ?

« Au fur et à mesure que vous prendrez l’habitude de cet accord, vous n’aurez plus besoin de faire confiance à ce que les gens disent ou font. Il vous suffira d’avoir confiance en votre capacité à effectuer des choix responsables.

Vous n’êtes jamais responsables des actions d’autrui ; seulement de vous-mêmes. »

 

En pratiquant le yoga, expérimentons cet accord « quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ».

En cliquant sur un lien ci-dessous pour acheter un ouvrage, vous soutenez financièrement ce blog et contribuez à la publication d’articles (le lien Amazon est « affilié » : un pourcentage du montant du livre est versé à l’auteur du blog lors chaque achat). Merci, merci, merci !!!

« Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le  » rêve de la planète « , basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques. Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun. » (Présentation de l’éditeur).